Ce jour 20 avril 2026, les Tchadiens ont appris avec stupéfaction la mord tragique du maréchal du Tchad Idriss Deby Itno. Depuis cet assassinat, le Tchad a connu plusieurs changements majeurs. Notamment une Transition politique qui a duré trois ans et une nouvelle présidence liguée à son fils Mahamat Idriss Deby Itno avec les mêmes méthodes et stratégies de gouvernance.
Les Tchadiens ont espéré voir l’espace politique libéré après la mort de celui qui a gouverné avec un bâton. Mais malheureusement, après l’élection en mai 2024, du fils héritier du régime MPS, Mahamat Idriss Déby Itno premier Président de la 5ème République, l’espace d’expression et de liberté est totalement fermé. Pas de manifestation pacifique ni de la société civile ni de l’opposition. Sauf des manifestations à soutenir le régime. Des arrestations et muselement des voix discordantes. Bref, l’opposition est bâillonnée.
Cinq ans ans après, l’héritage démocratique est jugé « inachevé », « contesté » voire mort. Des analystes notent un recul démocratique. L’opposition peine à se faire entendre et le parti au pouvoir occupe largement l’espace politique. Les deux chambres du parlement sont occupées par une majorité politique absolue et une opposition fabriquée à sa mesure. L’opposition radicale est bâillonnée. Yaya Dillo Djerou Betchi a payé le prix en quittant la terre des vivants. Dr Masra Succès leader du parti Les Transformateurs a payé le prix en restant en prison pour 20 ans prochaines années. Certains sont contraints à l’exil. D’autres ont opté pour un revirement pour question de survie politique.
Si après cinq ans de la disparition du feu président Idriss Deby Itno, le Tchad a réussi à préserver l’intégrité de ses frontières malgré l’insécurité régionale, le climat a l’intérieur demure très inquiétant. L’insécurité va grandissant. Des vies humaines sont arrachées en pleine capitale. L’impunité se vit au quotidien. La cherté de vie bat de plein fouet les ménages. L’emploi se fait rare. La corruption devient une règle dans presque toute l’administration.Malgré les 12 chantiers prioritaires et 100 actions allant de l’éducation aux infrastructures du président Mahamat Idriss Deby Itno, les Tchadiens n’espèrent rien en ce régime jugé très limité pour le changement et l’amélioration de conditions de vie des menages.
Cinq ans après, le 20 avril reste une date de recueillement. Des hommages officiels rappellent le rôle du défunt Maréchal Idriss Deby Itno pour paix et la stabilité. Bien que la transition militaire de Mahamat Idriss Deby Itno, a réussi à faire un retour à l’ordre constitutionnel, le maintien de la stabilité sécuritaire, des interrogations sur la démocratie et le poids régional du Tchad demeure inquiétant pour ce régime diplomatiquement resté isolé.



