La décision rendant l’arabe obligatoire dans tous les établissements scolaires n’est pas nouvelle. C’est une vielle décision. Le problème est que les autorités ne sont pas conscientes de la réalité du terrain. Le peut des enseignants envoyé pour enseigner l’arabe dans quelque rare établissements sont des fantômes. D’autres se comportent comme des marabouts.
Le ministre a-t-il déjà suffisamment d’enseignants pour couvrir tous les établissements scolaires en français et en arabe ? Sinon il est préférable de disposer d’une main d’œuvre en quantité et en quantité avant de penser à dire que l’arabe sera obligatoire dès la rentrée prochaine.
Donner même volume horaire à l’arabe comme le français est une bonne chose. Mais avant, il faut donner le même nombre d’enseignants arabophones dans tous les établissements scolaires francophones et le même nombre d’enseignants francophones dans tous les établissements scolaires arabophones.
Vu que le manque d’enseignants des langues est notoire sur toute l’étendue du territoire national, cette décision va sans nul doute tomber dans l’eau comme par le passé.



