Le Centre diocésain de recherche-action en alcoologie (CEDIRAA) a organisé, le lundi 1er juin 2026 à son siège de Kabalaye, une conférence de presse à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac (célébrée chaque 31 mai).
La rencontre, placée sous le thème « Démasquer l’attrait : lutter contre la dépendance au tabac et à la nicotine », visait à sensibiliser l’opinion publique aux dangers du tabac et à présenter les actions du CEDIRAA en matière de prévention et de prise en charge des addictions.
Sœur Roine Aurélie, directrice du centre, a rappelé les effets néfastes du tabac sur la santé et la vie sociale. « Le tabac demeure la première cause de mortalité évitable dans le monde.
Au‑delà de ses conséquences sanitaires, il affecte également les relations sociales. Les proches, notamment les enfants et les personnes âgées, subissent les effets du tabagisme passif en raison de la fragilité de leurs systèmes respiratoire et immunitaire », a‑t‑elle expliqué.
Elle a aussi attiré l’attention sur l’impact environnemental de l’industrie du tabac : « Selon l’Organisation mondiale de la santé, cette industrie figure parmi les plus grands pollueurs connus, avec des conséquences à toutes les étapes du cycle de vie du produit. »
Monsieur Djimtolnan Yeungar Étienne, directeur adjoint du CEDIRAA, a mis l’accent sur les conséquences du tabagisme au Tchad. « Dans notre pays, le tabac est à l’origine de nombreux cancers, de maladies cardiovasculaires et de pathologies respiratoires chroniques. Il contribue également à l’aggravation de la pauvreté, car les dépenses liées aux soins réduisent les ressources consacrées à l’éducation ou à l’alimentation des familles », a‑t‑il indiqué.
Il a rappelé que le CEDIRAA intervient non seulement dans la prévention, mais aussi dans la prise en charge globale des personnes souffrant d’addictions, notamment liées au tabac et à d’autres substances psychoactives.
Les échanges avec les journalistes ont porté sur les dangers du tabac, sa commercialisation et la consommation croissante de certaines substances psychoactives chez les jeunes. Les intervenants ont répondu aux préoccupations soulevées et réaffirmé leur engagement à poursuivre les actions de sensibilisation et d’accompagnement.
Le CEDIRAA a rappelé que la dépendance au tabac peut être prise en charge et traitée, et souligné que la consommation de tabac est souvent associée à d’autres substances psychoactives, notamment le cannabis et certaines drogues de synthèse.
Enfin, les responsables ont insisté sur l’importance du respect et de l’application des textes réglementaires en matière de lutte contre le tabagisme.
Net.info
