Le pays de Toumaï plongé dans un profond trou. Au seuil de chaque nouvelle année, le président de la république s’adresse à la population. Dans son message, ressortent le bilan et les perspectives. Le message à la nation de décembre dernier, bien qu’il soit long, mais très creux pour le citoyen lambda.
Durant des années, le gouvernement tchadien berne les jeunes diplômés sans emploi avec des promesses comme si ces derniers se nourrissent des promesses. Tantôt initiative 50 000 emplois décents, tantôt demande de subvention agricole, d’autres part, former 1000 jeunes en domaine d’avenir. Et pourtant, le nombre de ces derniers augmente chaque année et il n’y a rien pour eux.
Quand bien même annoncée, l’intégration devient une denrée rare voire oubliée. L’obtenir est un parcours du combattant pour ceux qui n’ont pas de siens bien placés dans l’administration publique. Il y a certains diplômés qui ont fait 2 à 20 ans d’attente d’intégration. Certains sont morts, d’autres deviennent fous, d’autre encore se livre à l’alcoolisme. Vu ces nombres d’année passés, le gouvernement vient parler d’un concours pour accéder à la fonction publique. Quelle insulte !
C’est une manière indirecte d’appauvrir les demandeurs d’emploi.
Le ministère de la santé organise la certification nationale dans le but d’intégrer ces derniers . Combien traînent au quartier maintenant ? Beaucoup des jeunes ont leur dossier à la fonction publique. Personne ne sait le terme de ce concours comme annoncé mais, il faut noter que pour la certification, les candidats ont fourni des dossiers. Donc rien ne dit que pour ce concours provincial, les candidats feront autant , c’est là que le terme appauvrir a son sens.
Le ministère de l’éducation est le plus concerné. Beaucoup d’écoles manque d’enseignants de formation. En ville comme dans les campagnes, ce sont les gens sans vocation qui remplacent les vrais concernés. La baisse de niveau se voit et cela ne dérange aucunement le gouvernement.Au lieu de se focaliser sur les maîtres communautaires, il faut intégrer les professionnels de l’éducation pour redonner vie au système éducatif tchadien.
La question que l’on se pose: comment ce concours d’intégration va se faire ? Les lauréats qui ont déjà leur dossier à la fonction publique, vont-ils reconstituer un autre dossier ? Ou ces dossiers seront transmis dans les provinces pour l’étude ?