La crise dans le secteur de l’éducation au Tchad prend une autre ampleur. Après l’enprisonnement du leader du syndicat indépendant des enseignants du Tchad (SIET), Djimoudouel Faustin, le gouvernement a coupé le salaire des enseignants enseignants grévistes.
Une discipline collective dangereuse pour la survie de l’école tchadienne. Du simple revendications à l’affrontement syndical, la réclamation des enseignants pour l’application du décret 2850 signé le 06 novembre 2025, portant statut particulier des enseignants et du personnel du secteur de l’éducation devient un acte de rébellion devant le gouvernement de l’Amb. Alla Maye Halina. Pour contraindre les enseignants à casser leur grève, le gouvernement à fait arrêter le leader du SIET Djimoudouel Faustin en janvier dernier comme mesure dissuasive mais rien n’a abouti.
Sommés a résigner la lutte syndicale, Abdelkader Djibia, secrétaire général du SET provincial de N’Djamena et sa base ont unanimement dit non aux mensonges du gouvernement en lançant une grève de deux semaines. Un coup dur, où le ministre de l’éducation nationale et de la promotion civique, Dr Aboubacar Assidick Tchoroma avec son collègue des finances et du budget, Tahir Hamit Nguilin ont répondu par une mesure dictatoriale en coupant la modique salaire des enseignants qui leur serve de de survivre.
Dans un pays normal,. peut-on demander à un gouvernement de signer un décret d’application ? Est-ce que les deux ministres ont-ils besoin de sanctionner les d’enseignants qui revendiquent la valorisation de leur conditions de travail ? Si cela est arrivé parce que, nous avons en face un gouvernement qui piétine l’éducation. L’histoire nous enseigne que cette revendication est datée de 2023. En 2024, cela a conduit à la dislocation du syndicat. Ce qui répond à la géométrie: diviser pour bien régner.
Nous pensons, qu’enfin la crise trouvera solution définitive avec cette mesure coloniale. Sinon il ne servira à rien de penser à l’aveuglette. Que les deux parties reviennent à la table de négociation pour sauver ce qui reste à sauver. Sinon, l’école tchadienne tend à être entrée définitivement. Bravo et courage aux enseignants victimes des mesures antisociales. Comme dit un penseur : » si vous jugez l’éducation chère, essayer l’ignorance ».