A l’hôpital de Béré dans la province de la Tandjilé, un phénomène sanitaire ravage plusieurs familles suite à l’usage sans avis médical du diclofenac injectable. A l’heure où nous mettons en ligne ces paragraphes plus de cinq personnes ont vu leur mains amputées suite à l’injection de diclofenac injectable par les personnes non qualifiées.
Contacté par la rédaction, le pharmacien Dr Alladoukam Neloumra indique que c’est un problème urgent qui est entrain de détruire les familles. « Plus de cinq cas d’amputation et ça continue chaque jour que Dieu fait. Il s’agit d’une injection de Diclofenac en intraveineuse ». Pour lui, c’est une réalité tragique et silencieuse. « Des vies brisées, des membres amputés, des familles plongées dans la détresse à la suite d’une injection réalisée en dehors de tout cadre médical sécurisé », explique le Dr Alladoukam Neloumra. Il ajoute que le Diclofenac injectable est un médicament dangereux lorsqu’il est administré de manière inappropriée par des personnes non qualifiées dans des conditions non aseptiques, ou lorsqu’il provient de circuits illicites.
L’usage de ce produit par les non professionnels en dehors du cadre sécurisé a des conséquences dramatiques telles que la nécrose sévère des tissus, infection profonde, gangrène et des cas plus graves amputation irréversible.
Selon un garde malade, ces patients arrivent à l’hôpital avec une lésion avancée du bras. C’est suite à une injection au quartier et après une infection avancée d’abord les victimes se présentent à l’hôpital, rapporte un corps soignant en précisant que souvent ils sont consultés au stade où aucune autre option thérapeutique n’est possible sauf amputation.
Il faut noter que plusieurs personnes font l’usage des produits pharmaceutiques sans un avis médical ce qui a des conséquences graves sur la santé humaine. Avec ces différents cas, les autorités sanitaires sont alertées à agir en urgence pour sauver des vies.