Á travers un point de presse animé ce vendredi 02 janvier à l’école Chagoua FDAR de N’Djamena, le coordonnateur national du collectif des lauréats professionnels de l’éducation en instance d’intégration à la fonction publique, Soukazia Amate, a exigé le retrait pur et simple de la décision contenue dans la loi des finances 2026 relative à l’intégration à la fonction publique adoptée par les députés et les Sénateurs puis promulguée par le Chef de l’Etat.
Considérant comme une aberration juridique, Soukazia Amate qualifie cette loi d’une trahison de la promesse républicaine et d’une criminalisation de l’effort et du mérite car pour lui, ces lauréats ont déjà passé un concours sélectif pour intégrer ces écoles professionnelles et qui ont suivi avec rigueur la formation professionnelle jusqu’à obtenir un diplôme reconnu par l’État et ce sont eux qu’on les impose un second concours, comme si leurs parcours, leurs sacrifices et leurs compétences ne valaient rien. Comment peut-on justifier cela, se questionne-t-il.
Pour le coordonnateur du collectif, cette mesure constitue une double peine infligée à des jeunes déjà éprouvés par le chômage, la précarité et l’absence de perspective claire parce qu’elle dévalorise les diplômes délivrés par l’État lui-même. C’est pourquoi il a tenu pour responsable de cette décision, les députés, les sénateurs, le gouvernement et même le président de la République qui a laissé faire et voir cautionner parce qu’il ne s’agit plus d’une simple erreur technique mais c’est un choix politique délibéré qui sacrifie une catégorie de citoyens sur l’hôtel de calcul bureaucratique et budgétaire, souligne Soukasia Amate.
Le coordonnateur Soukasia Amate interpelle le gouvernement à organiser un dialogue avec les représentants des lauréats et des écoles professionnelles pour éviter le pire.