À travers un point de presse animé ce mardi 23 décembre 2025, le coordonnateur national de la CASCIDHO, Mahamat Digadibaye dément formellement que le contenu abject de la plainte de l’ONG Soudanaise dénommée » priority peace Sudan » déposée auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) contre la République du Tchad par rapport à la crise contre l’humanité dans la guerre fratricide au Soudan.
Selon Mahamat Digadibaye, la CASCIDHO avait déployé une mission d’enquête et d’investigation auprès des victimes de cette guerre. Donc ce point de presse a été organisé pour informer à l’opinion publique nationale et internationale de la décision de saisir le Bureau du Procureur de la Cour Pénale Internationale afin de dénoncer et de porter à sa connaissance des faits graves , répétés et largement documentés constitutifs de crimes contre l’humanité et d’actes de génocide commis à l’encontre des Soudanais et un large éventail des ressortissants tchadiens vivant au Soudan, dans le contexte du conflit armé interne qui ravage ce pays depuis 2023, souligne t-il.
La coordination des associations de la société civile et de défense des droits de l’homme (CASCIDHO) en sa qualité de défenseur des droits humains a considéré qu’il est de son devoir moral, juridique et humanitaire d’alerter la justice pénale internationale sur la gravité exceptionnelle de ces crimes et sur la responsabilité directe et indirecte du gouvernement Soudanais dans leur commission, précise Mahamat Digadibaye.
En citant les formations recueillies par la mission d’enquête et d’investigation telles que des exécutions sommaires, d’attaques ciblées contre des civils en raison de leur nationalité, de pillages et destructions systématiques de biens , d’arrestations arbitraires, de détentions illégales , de disparitions forcées, d’actes de tortures, ainsi que de violences sexuelles graves à l’encontre des femmes et jeunes filles Soudanaises et aussi des tchadiennes vivant dans ce pays frère et ami… la CASCIDHO a affirmé que ces informations sont corroborées par des témoignages des victimes et survivants avant de déclaré que le gouvernement Soudanais a failli à ses obligations internationales fondamentales.
Mahamat Digadibaye a ajouté que la CASCIDHO a mis en place un consortium national et international des avocats chargés de piloter ce dossier pour rechercher la vérité afin d’établir les responsabilités pénales individuelles et reconnaître officiellement les souffrances endurées par les victimes Tchadiennes. C’est pourquoi il appelle la communauté internationale, les Nations Unies, l’Union Africaine et l’ensemble des États attachés au respect du droit international à prendre leurs responsabilités face à la gravité de ces crimes, mettre fin à l’impunité du gouvernement Soudanais et garantir la protection effective des populations civiles.