À la suite des échanges entre des investisseurs émiratis et le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ce samedi 5 juillet 2026, plusieurs observateurs ont réagi à cette initiative. Parmi eux, le journaliste Mahamat Ramadan estime qu’il s’agit d’« une bonne nouvelle » pour l’économie tchadienne.
« Bonne nouvelle, le Maréchal est obligé de prendre les choses en main pour la mobilisation des investisseurs étrangers », a-t-il déclaré. Selon lui, le Chef de l’État assure désormais personnellement le suivi des dossiers d’investissements étrangers et facilite l’installation des investisseurs au Tchad.
Pour Mahamat Ramadan, cette implication présidentielle s’explique par le manque de résultats enregistrés dans les domaines économique, industriel et de l’emploi, malgré le lancement du Plan national de développement (PND). Il attribue cette situation à la gestion du ministère des Finances.
« Nous saluons cet engagement du Président de la République à rouvrir notre économie aux investissements étrangers pour créer des richesses et des emplois, au lieu de dépendre uniquement des institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et FMI) et de l’aide publique au développement », s’est-il réjoui.
Cette implication du Chef de l’État intervient alors que plusieurs observateurs estiment que les résultats attendus en matière de développement économique, d’industrialisation et de création d’emplois tardent à se concrétiser, malgré la mise en œuvre du PND.
Dans ce contexte, la rencontre entre le Président de la République et les investisseurs émiratis est saluée par certains acteurs, qui y voient une opportunité de renforcer l’attractivité économique du Tchad, d’attirer davantage d’investissements privés et de favoriser la création de richesses et d’emplois, tout en réduisant la dépendance du pays aux financements des institutions de Bretton Woods et à l’aide publique au développement.
Selon Mahamat Ramadan, si cette dynamique se concrétise, le Tchad pourrait diversifier davantage ses partenariats, notamment avec les pays émergents, afin de bâtir une coopération économique et industrielle qu’il juge plus juste et plus équilibrée.
« Notre pays doit se tourner davantage vers les pays émergents pour une coopération économique et industrielle juste et équilibrée », a-t-il conclu.

