Des préoccupations émergent autour du déroulement du troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-3). Le Dr Ndakmissou Gédéon, ressortissant de l’ethnie Zimé, affirme avoir recueilli plusieurs témoignages faisant état d’omissions de certaines ethnies et entités administratives dans le système de collecte des données.
Dans une déclaration, il indique que plusieurs ménages déjà recensés lui ont rapporté que la base de données utilisée par les agents recenseurs ne prendrait pas en compte certaines subdivisions administratives créées récemment, notamment des cantons, des sous-préfectures et des départements.
Selon lui, certaines ethnies seraient également absentes de la liste proposée aux agents recenseurs. Il cite le cas des Zimés de Manembague, qui, d’après les témoignages recueillis, seraient contraints de se déclarer comme « Lélé/Mesmé » ou « Lélé/Ndou ». Le Dr Ndakmissou Gédéon estime que cette situation constitue une confusion entre des communautés distinctes sur les plans historique et anthropologique.
Il affirme par ailleurs que le département de Manembague et certaines de ses sous-préfectures ne figureraient pas dans le système de recensement, alors que d’autres localités plus anciennes y apparaissent. Selon lui, de telles insuffisances pourraient également concerner d’autres provinces du pays.
Le Dr Ndakmissou Gédéon estime que si ces informations étaient confirmées, elles pourraient affecter la qualité des données démographiques produites par le recensement et avoir des répercussions sur l’élaboration des politiques publiques, tout en alimentant des frustrations au sein des populations concernées.
À cet effet, il appelle les autorités compétentes à vérifier les dysfonctionnements signalés et à prendre les mesures nécessaires pour garantir la fiabilité et la rigueur méthodologique du RGPH-3. Il évoque même la possibilité d’une suspension temporaire des opérations si cela s’avérait indispensable pour corriger les éventuelles anomalies.
À ce stade, ces allégations n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle de la part du Bureau de coordination du RGPH-3 (BCTR). Il serait donc utile de recueillir la réaction des responsables du recensement afin de présenter les différents points de vue et de respecter le principe d’équilibre de l’information.

