Dr Alladoukam Néloumra, Pharmacien ,après plusieurs années de service, a vécu des situations qu’il trouve anormal et fait un plaidoyer auprès des autres pharmaciens et d’ informer le public sur ce qu’il doit faire au cas où un proche malade venait à décéder.
Au Tchad, la loi ne force pas les pharmacies , dépôt pharmaceutiques ou les pharmacies hôpitaliere à rembourser les médicaments quand un patient meurt.
En général, quand les médicaments sont vendus, la vente est terminée. Seules quelques structures ont leurs propres règles de reprise.
Pourtant, il faut penser aux familles. Quand on perd un proche, la douleur est grande. Rendre l’argent des médicaments non utilisés et intacts serait un geste humain. Cela aide aussi la famille à payer les dépenses imprévues du décès.
Certaines pharmacies reprennent déjà les médicaments non ouverts. Elles acceptent seulement si le produit est intact, dans son emballage d’origine, bien conservé et présenté rapidement avec le ticket de caisse. C’est surtout pour la sécurité sanitaire.
Un remboursement automatique pose des problèmes. Sans règles claires, il y a un risque d’abus : des personnes pourraient rendre des médicaments juste pour récupérer de l’argent ou parce qu’ils trouvent moins cher ailleurs. Il faut donc des conditions, des justificatifs et des délais courts.
Si les pharmacies ne reprennent pas les médicaments, les familles font parfois des choses risquées : vendre les médicaments, les garder sans contrôle, ou les donner à d’autres. Cela peut casser la chaîne de conservation, empêcher de tracer les produits, encourager l’automédication et mettre la santé publique en danger.
La vraie question est éthique : comment concilier sécurité pharmaceutique, lutte contre la fraude et solidarité envers les familles en deuil ? Une solution raisonnable : permettre la reprise seulement sous conditions strictes, former le personnel à accompagner les proches avec respect, et informer clairement les clients sur la politique de l’établissement.
Dans les moments de deuil, compliquer la vie des proches n’est pas juste. La loi doit exister, mais la compassion doit guider son application.
parfois le prescripteur peut se tromper et prescrire autre médicaments. Dans ce cas il est nécessaire au prescripteur de faire de mention où signalé pour le remboursement.
