Le massacre salarial sera effectif fin mois de mars pour les enseignants grévistes de la commune de N’Djamena. L’annonce est faite par le ministre de l’éducation nationale et de la promotion civique, Dr Aboubacar Assidick Tchoroma lors d’une interview télévisée sur une chaîne de la place. Le ministre a précisé que les enseignants grévistes de N’Djamena percevront la moitié de leur salaire du mois de février fin mars. Difficile de comprendre la position du ministre.
Selon ses propres dires: « ‘il n’y a pas eu arrêt de cours, car les élèves en classe d’examen ont fonctionné normalement ». D’après cette déclaration, peut on déduire que la grève n’a pas eu d’impact sur les élèves en classe d’examen. Mais pourquoi chercher vaille que vaille à sanctionner les pauvres enseignants ? Où à quel jeu veut jouer le ministre qui doit être très proche des enseignants devant les faits pareils ?
Et si cela s’avère vrai, que dira-t-on des médecins, magistrats qui, lors de leur grève laisse un service minimum pour gérer les urgences ? Et lorsqu’il y a un terrain d’entente, personne n’écoute parler de moitié de salaire. Le ministre doit chercher à éteindre le feu au lieu de le rallumer. Car, le Tchad dispose le droit de grève.