Les affrontements à Korbol et l’incursion armée soudanaise à l’Est du Tchad font le chou gras des journaux tchadiens de la semaine. Radio CEFOD
« Korbol : l’armée met en déroute des groupes armés, ratissage en cours », s’exclame Al Wihda. Notre confrère relaie ainsi « le communiqué de l’Etat-Major général des armées faisant état d’un accrochage survenu le 13 janvier 2026 entre les forces de défense et de sécurité et des groupes de bandits armés qui se livraient à des actes de violence sur les paisibles citoyens dans le village Kono ». Le quotidien Le Progrès nous précise qu’à Korbol, province du Moyen-Chari, un mouvement militaire se réclamant du Mouvement patriotique pour la reconstruction et la démocratie (MPRD) a enlevé deux sous-préfets et d’un chef de canton ». Al Wihda qui cite l’Etat-Major général des armées, fait état de « plusieurs morts et des blessés dans les rangs des bandits et trois (03) morts et dix (10) blessés parmi les éléments des forces de défense et de sécurité ».
Dans un communiqué rapporté par le journal Le Pays, « le Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Moyen-Chari, Abderamane Ahmat, a indiqué que l’État avait opté pour la voie des négociations avec le groupe armé du MPRD, en évitant tout recours à la force ». Le Médiateur de la République précise dans les colonnes de TchadInfos, que « trois missions ont été dépêchées dans la zone de Korbol, la troisième mission a eu lieu à la fin de l’année 2025, à cet effet. Ces contacts avec le MPRD avaient permis l’élaboration d’un projet d’accord qui n’a pas pu aboutir en raison d’un manque de volonté réelle de la part du mouvement rebelle », déplore Saleh Kezabo.
Toutefois, « face aux inquiétudes suscitées par des violences, le Délégué Général du Gouvernement, à travers le journal Le Pays, appel au calme et rassure la population que la présence accrue des Forces de Défense et de Sécurité dans la zone de Korbol « a pour unique objectif d’assurer la protection des personnes et de leurs biens, ainsi que le rétablissement total de l’ordre et de la quiétude ».
Mais, le malheur ne vient jamais seul, le journal Le Pays nous apprend au même moment que « sept soldats tchadiens ont été tués suite à l’incursion des rebelles des Forces de Soutien Rapide (FSR) à l’Est du Tchad. N’Djaména fait également état de violations répétées de son espace aérien par les forces armées soudanaises ». En réaction, « l’Assemblée nationale dénonce la violation de l’intégrité territoriale et appelle le peuple tchadien à une union sacrée autour des institutions républicaines ». « Tandis que le gouvernement promet une riposte ferme », rapportent successivement les journaux Le Pays et Alwihda Info. Nos deux confrères citent ainsi le communiqué officiel du gouvernement. Dans cette optique, « le gouvernement avertit que toute nouvelle tentative d’agression, de provocation ou de violation du territoire tchadien et de ses frontières ‘’d’où qu’elle vienne, fera l’objet d’une riposte immédiate, vigoureuse et implacable », renforce Tchadinfos.
Quoi qu’il en soit, « le président de la république du Tchad, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno a été désigné lauréat du Prix Africain pour la Paix 2026 par la Conférence Africaine pour la Paix, a annoncé l’organisation ce 15 janvier », informe le journal Le Pays. « Cette distinction, éclaire notre ce journal, récompense principalement sa gestion pacifique de la transition politique au Tchad après le décès de son père, le Maréchal Idriss Déby Itno, en avril 2021, ainsi que l’accueil humanitaire massif des réfugiés, notamment les Soudanais fuyant la guerre civile dans leur pays depuis avril 2023 ». Et « la remise officielle du prix est prévue début février 2026 à Nouakchott (Mauritanie), lors de l’ouverture de la 6ᵉ édition de la Conférence Africaine pour la Paix ». Bon à savoir, « ce prix a précédemment été attribué à des chefs d’État comme Mohamed Bazoum (Niger, 2022), Muhammadu Buhari (Nigeria, 2023), Adama Barrow (Gambie, 2024) et Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire, 2025) », rappelle le journal Le Pays.
Alphonse Dokalyo