Du Nord au Sud passant par l’Est à l’Ouest, et de par le monde, on entend et assiste souvent aux cas d’agression des enseignants par les élèves. Ce phénomène est récurrent de nos jours et reste sans mesure ni punition quelconque. Il traduit le non-respect envers l’autorité des enseignants. Qu’est-ce qui pourrait amener les élèves à lever les mains sur leurs encadreurs supposés seconds pères ?
Plusieurs raisons sont évoquées par certains enseignants interrogés: l’orgueil, l’ignorance, manque de certitude, manque de respect envers l’autorité de l’enseignant, influence de la télévision et des médias, manque de communication entre parents et élèves, le problème socio-économique, manque de formation des enseignants à gérer des problèmes difficiles, absence de sanctions, les chefs d’établissements qui ne mettent pas la rigueur.
D’autres enseignants évoquent la très longue durée dans une localité ou dans un établissement qui fera que les élèves n’auront pas peur des enseignants. Il y a certains enseignants qui mettent dix à vingt ans dans une localité et quelques fois dans une même classe, à ce niveau, les élèves dits « Toms » n’ont plus de respect pour ces derniers. Les fils et proches parents de certains fondateurs d’établissements privés se font des intouchables et sont aussi violents. La familiarité tue la communauté.
Certains élèves rencontrés, tiennent le même langage que les enseignants. C’est de l’impolitesse et manque d’amour envers les aînés et les parents qui soldent par les agressions.
Un enseignant est un second père et doit être respecté. Mais force est de constater que le monde évolue très vite et que les enfants qui naissent maintenant, sont toujours violents. Les élèves calmes à la maison, arrivés à l’école, par suivisme deviennent pires.
Vu la gravité de la situation, le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) avait dénoncé ce climat de plus en plus nuisible et réclamait des mesures pour protéger les enseignants. Il revient aux autorités compétentes de veiller à appliquer la loi pour faire disparaitre cette tendance des élèves.