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Un atelier de formation des formateurs destiné aux agents d’assainissement dans le cadre du projet TCP/CHD/4002, ayant pour objectif de renforcer les capacités à protéger les consommateurs, grâce à l’application des Bonnes Pratiques d’Hygiène, le respect des Bonnes Pratiques de Fabrication, et l’appropriation progressive des Principes essentiels du système HACCP, adaptés aux réalités des aliments de rue a lieu ce lundi 22 décembre 2025 au CEFOD.
Initié par la FAO et le ministère de la santé publique et de la promotion civique, plus de trente agents d’assainissement seront formés pour relayer l’information auprès d’autres personnes au marché et partout.
Dr Kimassoum Djimadoum Yves ouvrant cet atelier de 2 jours a rappelé que la sécurité sanitaire des aliments demeure un enjeu majeur de santé publique au Tchad. Les aliments de rue et les produits de boulangerie constituent une part importante de la consommation urbaine, notamment dans la ville de N’Djamena.
Selon Dr Yves, les pratiques de transformation, de manipulation, de conservation et de vente présentent des risques significatifs de contaminations. Et, cela préoccupe le gouvernement du Tchad, c’est bien cela que les agents d’assainissement dans les arrondissements sont conviés pour être outillés à relayer l’information aux autres.
Pour Mahamat Sorto, chargé de programme de FAO au Tchad, l’atelier de formation consacré aux Bonnes Pratiques d’Hygiène, aux Bonnes Pratiques de Fabrication et aux principes du Système HACCP, s’inscrit dans le cadre de la collaboration étroite entre le Ministère de la Santé Publique et la FAO, engagés ensemble pour renforcer durablement la sécurité sanitaire des aliments et la protection de la santé des populations.
La FAO se félicite de la mobilisation des principaux acteurs de l’ alimentation quotidienne en milieu urbain : vendeurs de jus, de bouillies, de légumes, de poisson, de viandes grillées, ainsi que les professionnels de la boulangerie. Car par leurs activités, ils assurent chaque jour I’ alimentation de milliers de familles à N’Djamena et contribuent de manière déterminante à la sécurité alimentaire de la ville.
Sorto martèle que les maladies d’origine alimentaire, en particulier les affections Diarrhéiques, demeurent I’une des principales causes de morbidité au sein des populations urbaines. Elles touchent plus sévèrement les enfants, en affaiblissant leur état nutritionnel, en compromettant leur croissance et, à terme, leur avenir. Car, pour Mahamat Sorto un aliment insalubre peut rendre un enfant malade. Un enfant malade peut devenir malnutri. Et un enfant malnutri est plus vulnérable aux maladies.Trois Experts de la santé nutritionnelle qui outilleront pendant deux jours, les agents d’assainissement et les vendeurs de poisson, viandes, légumes et autres.
Les organisateurs exhortent les participants à être assidus, et parcipatifs pour comprendre ce qu’ils ne comprenaient pas.