Tchad: L’ADHET dénonce « l’incapacité affichée » du gouvernement face à la dengue et aux conflits meurtriers
Face à la dengue qui fait rage et aux conflits intercommunautaires dans le Salamat, le Guéra et Hadjar Lamis, le secrétaire général de l’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET), Abba Daoud Nandjede a fait une déclaration ce 03 novembre 2026 à la radio FM Liberté pour fustiger l’inaction du gouvernement et exiger l’interpellation du Ministre de la sécurité, Ministre de la santé et Ministre de l’administration du Territoire à l’Assemblée nationale.
L’ADHET constate l’échec du système de santé : hôpitaux sans capacité d’accueil renvoyant les malades de dengue à domicile alors que la pathologie exige une surveillance permanente. Elle pointe l’absence de VRD et d’assainissement, transformant N’Djaména en nids de moustiques AEDES. En 1989, en pleine crise, l’État pulvérisait la ville par avion. En 2026, avec d’immenses ressources, il reste « totalement incapable ».
Pour Abba Daoud Nandjede, la multiplication des conflits fratricides vient de la corruption et de la perte d’indépendance de la justice : « personne ne peut avoir la peur de la loi ». Aucun mécanisme de prévention n’existe. Le gouvernement se contente de forcer les communautés à se réconcilier sans traiter les causes liées aux pâturages et aux points d’eau.
La santé et la sécurité sont des promesses sur lesquelles le Président a été élu. Le gouvernement a une obligation de résultat. « Il y a trop de morts », martèle le secrétaire général jugeant les mesures du ministère, dont la gratuité tardive des soins, en dessous de l’urgence. L’ADHET exige l’interpellation des ministres de la Santé, de la Sécurité et de l’Administration du Territoire et des sanctions contre les responsables de cette gestion désastreuse.