Dans un communiqué de presse daté du 19 novembre 2025, le collectif des agents contractuels licenciés de l’Office National des Médias Audiovisuels (ONAMA) ont exprimé leur vive indignation face à ce qu’ils qualifient de « comportement haineux et antisocial » de la direction générale de l’ONAMA, incarnée par son Directeur Général, M. Boukar Sanda.
Selon le communiqué, alors le collectif s’attendaient à une réintégration d’après les recommandations formulées lors du dernier Conseil d’Administration tenu le 29 avril 2025, c’est plutôt une invitation à signer de nouveaux contrats qui leur a été adressée le 17 juin, suscitant stupeur et rejet.
Dans ladite convocation, la direction générale, via la direction des ressources humaines, évoque l’application des résolutions du Conseil d’Administration, tout en demandant aux intéressés de se présenter munis de leurs dossiers pour un nouveau contrat. Une offre que le collectif considère comme une manœuvre dilatoire destinée à éviter une réhabilitation pure et simple, comme le recommandait la décision n°14 du Ministère de la Fonction Publique du 24 mai 2024, qui avait jugé infondés les motifs de leur licenciement.
Les ex-agents dénoncent également la violation flagrante du Code du Travail, notamment des articles 149, 347, 349 et 400, arguant que certains des concernés cumulent plus de dix ans d’ancienneté, tandis que d’autres sont des délégués du personnel, légalement protégés contre le licenciement abusif.
« Signer un nouveau contrat revient à valider une procédure de licenciement que nous contestons et à perdre nos droits acquis », affirme le collectif, qui rejette catégoriquement toute offre de reprise dans ces conditions.
En conclusion, les agents annoncent qu’ils saisiront la justice pour obtenir réparation, tout en réaffirmant leur attachement au respect des lois et des principes de l’État de droit.