A travers un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, le Tchad annonce avoir notifié, ce 27 juillet 2026, son retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).
Selon le communiqué ce retrait de la CPI est motivé par une critique de son fonctionnement, qu’il juge déséquilibré à l’égard de l’Afrique, tout en affirmant vouloir continuer à lutter contre l’impunité par le biais des juridictions nationales et africaines. Le gouvernement indique avoir officiellement notifié au Secrétaire général de l’ONU sa décision souveraine de se retirer du Statut de Rome, conformément à l’article 127 de ce traité
Le gouvernement estime que le fonctionnement de la CPI depuis sa création en 2002 a montré une sélectivité dans les enquêtes et poursuites, avec une forte concentration des dossiers concernant des pays africains. Le communiqué souligne que cette situation alimente une perception d’instrumentalisation politique de la CPI.
Le gouvernement appelle l’Union africaine et ses États membres à accélérer le renforcement des mécanismes judiciaires africains afin de promouvoir une justice continentale jugée plus équitable, crédible et respectueuse des souverainetés nationales.
Le Tchad affirme toutefois que son retrait ne signifie pas un renoncement à la lutte contre l’impunité. Il réaffirme son engagement à poursuivre les auteurs des crimes les plus graves et à respecter les obligations découlant d’autres instruments internationaux.
Enfin, le communiqué précise que cette décision traduit la conviction que les juridictions nationales et les mécanismes judiciaires africains disposent désormais de capacités croissantes pour rendre justice aux victimes.

