L’Organisation mondiale de la santé a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale dimanche 19 mai après la détection d’une épidémie d’Ebola (souche Bundibugyo) en RDC et en Ouganda. À ce jour, 51 cas confirmés et près de 600 cas suspects ont été signalés, et aucun vaccin ni traitement homologué n’est disponible pour cette souche, sur la base de l’article 12 du Règlement sanitaire international.
Bilan et zones touchées
51 cas confirmés à ce jour en RDC, concentrés en Ituri et au Nord‑Kivu, à Bunia et Goma, L’Ouganda rapporte 2 cas à Kampala, dont 1 décès, chez des voyageurs venus de RDC, Un Américain travaillant en RDC a été rapatrié positif en Allemagne.
Mais le pire reste à venir : près de 600 cas suspects et 139 décès suspects sont recensés, L’OMS prévoit une hausse, le virus ayant circulé longtemps avant la détection.
5 facteurs d’inquiétude selon Tedros
Propagation urbaine, le virus touche désormais plusieurs grandes villes.
Soignants touchés, des décès parmi le personnel médical signalent une transmission à l’hôpital.
Conflit et déplacements, l’Ituri est en pleine escalade depuis fin 2025, plus de 100 000 déplacés récents et une zone minière entraînent des mouvements de population à haut risque.
Souche dangereuse, il s’agit du virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement homologué.
Sous‑évaluation, l’ampleur réelle en RDC serait « bien plus importante » que les chiffres officiels.
Réponse internationale déjà lancée
L’OMS a dépêché une équipe sur le terrain et débloqué 3,9 millions USD via son fonds d’urgence, Tedros a salué la RDC et surtout l’Ouganda, le Président Museveni a annulé les commémorations de la Journée des martyrs qui rassemblent 2 millions de personnes.
Risque évalué « élevé » au niveau national et régional, « faible » au niveau mondial, Pas de pandémie déclarée, mais la mobilisation est immédiate.
Qu’est‑ce que le virus Bundibugyo ?
Le virus Bundibugyo est une espèce d’Ebola identifiée en 2007, responsable de formes sévères d’hémorragie virale. Sa transmission se fait par contact direct avec fluides corporels infectés ou surfaces souillées.
Il provoque fièvre, diarrhée, vomissements, et souvent hémorragies, avec forte mortalité. Aucun vaccin ou traitement homologué n’est disponible spécifiquement pour cette souche.
