octobre 7, 2026

Carte de presse au Tchad : pourquoi les médias en ligne sont-ils absents de la Commission nationale ? 

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HAMA

La Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) vient de désigner les nouveaux membres de la commission nationale de la carte d’identité du journaliste professionnel (CNCIJP). Selon la liste signeée le lundi 05 octobre 2026 de la présidente de la HAMA Halimé Ali Assadia, la nouvelle équipe regroupe des représentants des institutions publiques et des principales organisations professionnelles des médias.  

La publication de la liste des membres de la CNCIJP suscite des réactions dans le paysage médiatique tchadien. A la première vue du document signé de sa la présente de la haute autorité des médias et de l’audiovisuel, l’absence de la représentation des médias en ligne laisse des interrogations. Une telle absence dans une instance appelée à représenter et à encadrer l’ensemble des journalistes professionnels tchadiens mérite une explication au public. 

À l’heure où la HAMA affirme vouloir professionnaliser la presse en ligne et adapter la régulation aux mutations numériques, la représentation de la presse en ligne dans les instances professionnelles devient une question de cohérence institutionnelle. 

La publication de cette liste laisse comprendre que la presse en ligne n’attire pas l’attention des décideurs qui la classe toujours parmi les media sociaux. Devant cette situation, une interrogation se pose : si les médias en ligne sont reconnus, déclarés, régulés et soumis aux mêmes exigences professionnelles et déontologiques, pourquoi leur représentation ne serait-elle pas visible au sein de l’instance chargée de la carte professionnelle des journalistes ? 

La carte d’identité du journaliste professionnel n’est pas un simple document administratif. Elle permet d’attester la qualité professionnelle du journaliste et constitue un élément important dans l’exercice de la profession. 

Au lieu de laisser s’installer le sentiment d’une mise à l’écart, la HAMA pourrait clarifier les critères ayant présidé à la composition de la commission : quelles organisations professionnelles ont été retenues ? Sur quels critères de représentativité ? Quelle place est accordée aux éditeurs et journalistes des médias numériques ? 

Ces réponses permettraient de distinguer une éventuelle omission administrative d’une question plus structurelle concernant la représentation des nouveaux acteurs du paysage médiatique. 

La presse en ligne ne réclame pas nécessairement un privilège. Elle réclame surtout que sa réalité professionnelle soit prise en compte dans les espaces où se décident les règles qui encadrent le métier de journaliste. 

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