octobre 7, 2026

Tchad : les conflits intercommunautaires prennent-ils une nouvelle ampleur au premier semestre 2026 ?

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Conflits Ngoura

Le Tchad a enregistré 35 conflits inter et intracommunautaires entre janvier et juin 2026, contre 25 au cours de la même période en 2025, soit une hausse de 40 % du nombre d’incidents. C’est ce que révèle le dernier aperçu de l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (#OCHA) consacré aux conflits inter/intracommunautaires au Tchad.

Le document note la hausse de conflit mais une baisse du bilan humain. Les violences recensées au premier semestre 2026 ont fait 81 morts et 167 blessés, contre 136 morts et 166 blessés durant la même période en 2025. Le nombre de décès diminue ainsi sensiblement, tandis que celui des blessés reste quasiment stable.

Selon OCHA, les conflits intercommunautaires représentent 23 des 35 conflits recensés, soit 66 % du total. À cela s’ajoutent notamment des conflits intracommunautaires, des affrontements entre agriculteurs et éleveurs ainsi que des conflits liés au foncier. Les ressources naturelles demeurent ainsi au cœur de plusieurs tensions. OCHA fait état de cinq conflits agro-pastoraux et de quatre conflits liés au foncier au cours de la période étudiée.

La répartition géographique montre que les violences ne touchent pas uniformément le territoire national. 37 % des incidents ont été enregistrés à l’Ouest et 37 % au Sud, tandis que 23 % se situent à l’Est et 3 % au Centre.

Au-delà des morts et des blessés, ces conflits ont des conséquences humanitaires importantes : déplacements de populations, destruction ou abandon d’habitations, pertes de biens et aggravation de la vulnérabilité des femmes, des enfants et des personnes âgées. L’évolution observée au premier semestre 2026 pose néanmoins une question majeure : comment expliquer l’augmentation du nombre de conflits alors que le nombre de morts diminue ?

Les chiffres d’OCHA montrent que la problématique reste persistante. La multiplication des conflits, particulièrement dans les zones où les ressources naturelles, les terres et les activités agro-pastorales sont au cœur des tensions, souligne les défis liés à la prévention et à la gestion durable des conflits. Avec 35 conflits en six mois, contre 25 un an plus tôt, le premier semestre 2026 confirme ainsi la persistance des tensions inter et intracommunautaires au Tchad, malgré une baisse du nombre de décès enregistrés.

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