À travers un point de presse animé ce jeudi 30 juillet 2026 au siège de l’association « Bet Al-Nadjah » à N’Djaména, le Président de la Fédération Nationale des Artisans du Tchad (FNAT), Mahamat Nour Hassan, a rappelé et invité les artisans non encore recensés à profiter des jours restants du Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH3) pour se faire compter.
« Se faire compter, ce n’est pas pour les impôts, ni à des fins politiques. C’est juste pour dire : je suis couturier ou tailleur à N’Djaména, je suis menuisier à Moundou, je suis maroquinier à Abéché, je suis forgeron à Mao, je suis tisserand à Farcha ou j’exerce n’importe quel métier du secteur de l’artisanat, pour dire que j’existe et que je contribue à l’économie nationale », a souligné Mahamat Nour Hassan.
Selon lui, un artisan qui n’est pas compté n’existe pas dans les fichiers de l’État. « Quand l’État ne sait pas combien nous sommes, où nous sommes et ce que nous faisons, il ne peut pas prévoir des centres de formation, des crédits ou des marchés pour nous. C’est pourquoi j’appelle chaque artisan à ouvrir ses portes aux agents recenseurs et à donner les vraies informations. Si on ne vous compte pas ou si on vous compte mal, on vous oublie dans les programmes de l’État », a-t-il indiqué.
Pour le Président de la FNAT, un artisan non compté ne peut pas : répondre aux marchés publics ou aux projets ; obtenir un crédit à la banque pour acheter une bonne machine ; former des apprentis avec un diplôme reconnu par l’État ; être protégé si un client refuse de payer.
« Si quelqu’un rate le recensement ou refuse de se faire recenser, demain quand on va réclamer des centres de formation ou des subventions de l’État ou des partenaires, on nous dira : vous êtes où? Vous êtes qui? Et on n’aura rien à répondre », a-t-il conclu.
Pour vous rappeler, le gouvernement a prorogé la période de dénombrement principal du RGPH3 jusqu’au 6 août 2026 par Décret n°2087/PR/PM/MFBEPCI/2026 du 20 juillet 2026 pour ouvrir la porte aux agents.

