Malgré les excuses du Chef de gouvernement et le ministre de sécurité lui-même, les magistrats maintiennent leur plainte contre le ministre de la sécurité publique Ali Ahmad Akhabache suite à ces propos jugés outrageant et portant atteinte à la dignité au corps magistral.
Les deux syndicats estiment que ces déclarations portent atteinte à l’honneur, à la crédibilité et à l’indépendance de la magistrature tchadienne. Ils appellent ainsi l’ensemble des magistrats à une mobilisation massive pour défendre la dignité du corps judiciaire et les principes de l’État de droit.
Après l’examen de la situation ce mardi 26 mai 2026, les magistrats ont unanimement décidé de maintenir leur plainte et donnent dix francs au Chef de l’État de prendre ses responsabilités.
Cette affaire intervient dans un contexte où les relations entre certaines institutions de l’État suscitent de nombreux débats au sein de l’opinion publique. Plusieurs observateurs appellent au dialogue afin de préserver l’équilibre institutionnel et la confiance des citoyens envers la justice.
Mais bien avant cette affaire, le ministre avait dans une de ses déclarations appeler publiquement à l’exécution des présumés criminels en violant les voies judiciaires. Selon plusieurs réactions au sein du monde judiciaire, les magistrats considèrent que certains propos tenus publiquement par le ministre constituent une remise en cause de leur crédibilité et de leur mission républicaine.
