octobre 11, 2026

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Éducation : Le SET et l’Internationale de l’Éducation lancent la Campagne mondiale sur le financement de l’éducation au Tchad

Le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), en collaboration avec l'Internationale de l'Éducation-Afrique, a lancé ce jeudi 17 septembre 2026...

Lutte contre le paludisme : La campagne de pulvérisation domiciliaire lancée dans le 10eme arrondissement de N’Djamena

La campagne de pulvérisation intradomiciliairLUTTE_CONTRE_LE_PALUDISME : La campagne de pulvérisation domiciliaire lancée dans le 10eme arrondissement de N'Djamenae contre les...

Éditorial: Former des vies, pas provoquer des échecs 

Au Tchad, de nombreux étudiants subissent des brimades de la part de certains enseignants : humiliations publiques, notes utilisées comme arme de représailles, cours réduits à des présences sans accompagnement pédagogique. Cette dérive transforme l’école en un lieu de peur plutôt qu’en un espace d’émancipation.  Face à ces pratiques, la question n’est plus seulement pédagogique, elle est éthique : comment restaurer un enseignement qui forme, protège et élève les jeunes, au lieu de les briser ? L’enseignement ne devrait jamais être réduit à une simple présence devant des élèves ou des étudiants.  Au Tchad, comme partout ailleurs, il s’agit d’une mission essentielle : transmettre le savoir, former la conscience et préparer l’avenir d’une nation. Être enseignant, ce n’est pas seulement terminer un programme ou distribuer des notes. C’est accompagner, expliquer, corriger et aider l’apprenant à progresser.  Un bon enseignant ne cherche pas à impressionner par la peur, mais à faire grandir par la compréhension et l’exigence juste. La vraie question est donc simple : enseigne-t-on par vocation ou par suivisme ? Certains choisissent ce métier par amour du savoir et du service. D’autres y entrent par défaut, par manque d’alternative ou pour un salaire.  Mais lorsqu’il n’y a plus d’engagement humain et pédagogique, l’enseignement perd son âme.  Il est temps de rappeler qu’un enseignant transmet aussi par son comportement. La rigueur, la justice, le respect, la patience et l’exemplarité sont des leçons permanentes. À l’inverse, l’humiliation, l’injustice et la brutalité pédagogique peuvent déformer durablement le rapport du jeune au savoir.  L’université tchadienne a besoin d’enseignants qui élèvent au lieu d’écraser, qui forment au lieu de décourager, qui exigent sans humilier. Le véritable mérite d’un enseignant ne se mesure pas au nombre d’échecs qu’il provoque, mais à la qualité des vies qu’il aide à construire. Vivement que la nouvelle année académique 2026-2027 en soit ainsi. 

Tchad : l’ONAPE bientôt réintégrée au guichet unique de l’ANIE 

Une réunion de haut niveau entre les responsables de l’Office national pour la promotion de l’emploi (ONAPE) et de l’Agence nationale des investissements et des exportations (ANIE) a permis d’évoquer la réintégration de l’ONAPE au guichet unique, ainsi que le respect de la réglementation en matière d’emploi.  Les responsables de l’ONAPE et de l’ANIE se sont réunis ce matin dans les locaux de l’Agence nationale des investissements et des exportations. Les échanges ont principalement porté sur la réintégration de l’ONAPE au guichet unique de l’ANIE et sur le respect des dispositions législatives et réglementaires encadrant le secteur de l’emploi au Tchad.  Prenant la parole, le directeur général de l’ANIE, **Alkhassim Lol Mahamat Choua**, a expliqué les raisons ayant conduit au retrait de l’ONAPE du guichet unique. Selon lui, cette décision s’inscrit dans la volonté des plus hautes autorités de simplifier et d’accélérer les procédures de création d’entreprises. La lourdeur des formalités administratives aurait ainsi motivé une réorganisation visant à ne maintenir que les structures jugées essentielles au processus.  De son côté, le directeur de l’ONAPE, **Nassouradine Abakar Kessou**, a plaidé en faveur du retour de son institution au sein du guichet unique. Il a notamment souligné l’importance de cette présence pour renforcer le contrôle des activités de placement de la main-d’œuvre, prévenir les pratiques irrégulières de certains opérateurs économiques et mieux encadrer le recours à la main-d’œuvre expatriée.  En réponse aux préoccupations soulevées, le directeur général de l’ANIE a assuré que des dispositions seraient prises afin d’empêcher les cabinets privés de placement de s’arroger des prérogatives relevant de l’ONAPE. Il a également insisté sur la nécessité de maintenir une collaboration étroite entre les deux institutions afin de favoriser la création d’emplois, considérée comme un levier essentiel de croissance économique et de développement social.  Pour sa part, le directeur de l’ONAPE a proposé la mise en place d’un mécanisme permanent de communication et d’échange d’informations. Ce dispositif permettrait notamment de mieux identifier les entreprises réfractaires à la réglementation et de donner à l’ONAPE accès aux données actualisées nécessaires à l’accomplissement de ses missions.  La rencontre s’est achevée sur une note de satisfaction entre les deux parties, qui ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération. Reste désormais à savoir selon quelles modalités et à quelle échéance la réintégration de l’ONAPE au guichet unique de l’ANIE sera concrétisée. Une évolution qui pourrait contribuer à mieux encadrer le marché de l’emploi tout en préservant l’objectif de simplification des démarches administratives pour les investisseurs.